Psychanalyse et Vous

Petit portrait du père de la psychanalyse: Freud.

La pensée réductrice qu’il ne parlait que de sexualité perdure malheureusement et est bien trop souvent répandue de nos jours. Cela pourrait s’apparenter à une fake news, pour emprunter un terme qui s’inscrit dans notre époque. C’est l’argument brandi contre la psychanalyse quand on ne l’a pas étudiée.

Pourtant, Freud est le premier à avoir théorisé la psyché humaine et à s’être intéressé rigoureusement aux rêves, même s’il est vrai que ceux-ci ont toujours amené les Hommes à réfléchir sur eux.

Pour la faire simple, trois topiques se partagent notre psyché selon la théorie freudienne : le Moi (ce que l’on donne à voir aux autres), le Ça (siège des pulsions) et le Surmoi (l’ensemble des lois personnelles et sociétales). Et ces deux dernières topiques n’ont de cesse de vouloir tirer la couverture à elles, comme des sœurs qui chercheraient à impressionner leurs parents. Cette rivalité bien présente malgré nous amène Freud à écrire que : « le Moi n’est pas maître dans sa propre maison ».

Notre pauvre Moi n’a d’autre solutions que de se positionner en arbitre, a endossé le rôle du bon copain qui fait sans cesse des compromis pour que tout se passe bien. Bien sûr, faire des compromis, ça suppose de faire l’impasse sur certains désirs. Et c’est là que se crée le symptôme, dans le refoulement dans l’inconscient, de ce qui ne peut advenir à la conscience. Ce qui pose problème, c’est que la névrose, elle, se délecte de ce symptôme, car il lui permet d’exister dans le sujet tant que le symptôme n’est pas trop envahissant.

Le génie de Freud réside dans la mise en place de la cure par la parole et de l’exploitation de nos rêves «voie royale d’accès à l’inconscient » pour soulager le sujet.

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire : rêvez et surtout racontez vos rêves à votre psy ! Et si vous n’avez pas de rêves, parlez-lui de tout ce qui vous vient à l’esprit.

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