Psychanalyse et Vous

Le deuil.

Expérience la plus partagée de l’Humanité et pourtant si intime, le deuil est une épreuve pour qui la traverse. Car il s’agit bien de cela, réussir à le dépasser pour continuer à vivre.

La mort est présente chez le tout petit enfant; Mélanie Klein et Donald Winnicott l’ont liée à l’angoisse primaire d’anéantissement, de dissolution du Moi ou encore au concept de dévoration. Pour John Bowlby, elle est cette angoisse de séparation qui envahit les tous petits. Il semble donc que la mort nous cause bien du souci depuis notre plus jeune âge.

L’Homme partage de façon universelle deux mécanismes de défense qui sont d’une part la croyance en une inviolabilité (tout le monde meurt sauf moi) et/ou la croyance en un sauveur ultime (quelqu’un va venir le sauver de la mort), selon l’approche existentielle de Irvin Yalom. Pourtant, le sujet ne peut que constater que ses parents meurent, comme leurs parents avant eux.

Néanmoins, qu’il s’agisse du décès d’un être cher ou de sa propre finitude, le deuil peut entraîner une angoisse profonde qui marque souvent un moment de remise en question, de regrets, accompagnés d’une profonde tristesse et/ou d’une sensation de vide. Il peut également s’accompagner de troubles du sommeil et de l’appétit. Il existe bien sûr d’autres symptômes, que nous ne développons pas tous.

N’oublions pas non plus le deuil symbolique qui peut agir comme le deuil réel.

La psychanalyse permet d’être accompagné avec empathie dans cette épreuve et de comprendre les mécanismes inconscients à l’action. Elle vient soulager la souffrance de la perte et remettre la pulsion de vie sur le devant de la scène.

Laisser un commentaire