Psychanalyse et Vous

Musk et le salut nazi

Que Elon Musk ait désiré faire un salut nazi ou non, son geste renvoie, dans la mémoire collective, aux heures les plus sombres de l’Histoire contemporaine.

Ce salut des régimes fascistes, liberticides et oppressants, est devenu symbole. Ainsi, son usage provoque-t-il dans le sujet qui l’observe, une crainte immense pour la grande majorité de la population ou une admiration sans borne pour un nombre croissant de personnes.

La peur induite par la vision d’un tel geste puise sa source dans la mémoire mais aussi dans l’inconscient collectif. De la même façon que C.G Jung avait fait une série de rêves annonciateurs d’une catastrophe à grande échelle, les inconscients actuels, héritiers de cette Histoire partagée de la seconde guerre mondiale, baignent-ils dans les traumatismes, les refoulements voire les dénis transmis par leurs aïeux. Ainsi, qu’elle soit ressentie ou non, cette peur occupe une place de choix dans la psyché et induit des comportements de repli ou de révolte.

A l’inverse, l’admiration excessive pour un homme porté par le culte de la personnalité ou une époque autoritaire, met en relief le désir de supériorité du sujet qui, les glorifiant, projette ses fantasmes de domination et de contrôle. En suivant aveuglément les idées et actions d’un être se présentant comme tout-puissant, le sujet y trouve aussi ce que la religion ne lui apporte plus.

La pulsion de mort est également à l’action puisqu’il s’agit bien d’anéantir la pensée opposée et par extension, le sujet qui la pense. Le lexique employé s’abreuve d’ailleurs à la source du conflit: combattre, lutter, opposer, expulser, chasser, emprisonner,…

Le geste de E. Musk semble donc polysémique dans la mesure où le sujet qui le perçoit met en œuvre, inconsciemment, différents mécanismes de défense ou fantasmes.

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